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01 May

Huaxi, le village le plus riche de Chine.

Published by sanlaurenzu1

Huaxi, le village le plus riche de Chine.

Vous n'en avez certainement jamais entendu parlé. Et pourtant, ce petit village est le plus riche du pays. Situé dans le jiangsu, il compte 30000 habitants. Chaque famille dispose d'une maison, de voitures particulières et d'un patrimoine de 1.2 millions de yuans! Tout le système de santé et éducatif et entièrement gratuit. Quelle est la clé de la réussite de ce village? Dans un capitalisme effréné et en suivant à la lettre la doctrine libérale? Pas du tout et bien au contraire d'ailleurs.

Sa réussite le village la doit en grande partie à son chef, Wu Renbao. A l'origine, les habitants de Huaxi sont des cultivateurs de riz. Regroupé en communauté, ils avaient dejà l'habitude de mettre toute leur récolte en commun, de vendre en commun, puis de partager équitablement le fruit de leur labeur.

Puis, sous l'impulsion de Wu, qui les a encouragé à travailler encore plus durement, dans les années 70, les "paysans", ont construit une usine de fer et d'acier, toujours unis et solidaires. Puis, ce fut une usine de tissage, puis une société de matériaux de construction. En 2009, la production agricole et industrielle de Huaxi atteindra...22 milliards de yuans! Monsieur Wu voulait faire de Huaxi et de ses habitants un modèle, on peut dire qu'il a reussi. Mais comment fonctionne le modèle de Huaxi?

Tout d'abord, à Huaxi, toutes les personnes activent perçoivent un salaire en fonction de leur rendement au travail. Elles doivent investirent les 2/3 de ces revenus dans les activités de la ville, le 1/3 restant étant dépensé. En cas de déménagement, tous les gains perçus et en cours sont perdus. Tous les habitants sont actionnaires des 9 sociétés du village, dirigent les complexes industriels et les 60 moyennes entreprises pour un capital total de plus de 30 milliards de yuans. Ici, on travaille 7/7, 10 heures par jour et à 22 heures toutes les lumières de la ville sont éteintes pour permettre aux habitants de dormir en paix.

Ce système de gestion économique est appelé "système en spirale", et il est comparé à une boule de neige, qui grossi aussi vite qu'il avance.

Monsieur Wu est décédé le 29 Avril dernier, en laissant un souvenir et une trace exemplaire à tous les habitants du village.

Huaxi, le village le plus riche de Chine.

On pourrait s'interroger sur le fait de savoir si M.Wu ne s'est pas inspiré de Thomas More et de son oeuvre "Utopia"...Extrait.

Thomas More est témoin des ravages sociaux qu'engendre dans l'Angleterre du xvie siècle le premier mouvement des enclosures. Alors stimulée financièrement par le développement de l’industrie lainière, l'aristocratie tudorienne se met à créer de grands élevages de moutons. Cette irruption de la propriété privée capitaliste dans le monde rural, même si elle conduit à un meilleur suivi des terres, se fait au détriment des usages collectifs : les anciennes tenures nourrissant les familles paysannes sous le régime féodal. Ce mouvement eut des conséquences sociales dramatiques, jetant sur les chemins quantité de personnes dénuées désormais de tout moyen d'existence, et cela avec brutalité.
« Vos moutons si doux, si faciles à nourrir de peu de chose, mais qui, à ce qu'on m'a dit, commencent à être si gourmands et si indomptables qu'ils dévorent même les hommes. »
Thomas More dénonce ces conséquences et cette brutalité dans la première partie d'Utopia :
« On se trompe en pensant que la misère du peuple est une garantie de paix, car où y a-t-il plus de querelles que parmi les mendiants ? »
Dans la deuxième partie, plus constructive, More décrit l'île d'Utopie, contrepoint lumineux à l'Angleterre de son temps. Comme celle de la république de Platon, l'économie utopienne repose sur la propriété collective des moyens de production et l'absence d'échanges marchands. Cette société, composée d'une cinquantaine de villes gérées de manière semblable, vit sans monnaie, et les échanges collectifs y prennent la place de l’accumulation privée qui cause en Angleterre les malheurs du peuple. La première mission du Sénat, qui compte trois députés par ville, est la statistique économique, permettant la péréquation des richesses entre villes :
« Chaque père de famille vient chercher tout ce dont il a besoin et l'emporte sans paiement, sans compensation d'aucune sorte. Pourquoi refuser quelque chose à quelqu'un puisque tout existe en abondance et que personne ne craint que le voisin demande plus qu'il ne lui en faut ? Car pourquoi réclamer trop, alors qu'on sait que rien ne sera refusé ? Ce qui rend avide et rapace, c'est la terreur de manquer. »
Utopie commerce uniquement les surplus de son économie avec l'étranger, non pas pour s'enrichir vu que l'or n'a aucune valeur dans son économie mais pour se constituer une réserve d'or pour engager des mercenaires en cas de guerre.
Pacifiques et respectueux de la liberté religieuse, les Utopiens reconnaissent cependant, tous ou presque, un être suprême et l'immortalité de l'âme ; plusieurs embrassent la doctrine chrétienne que leur présentent leurs visiteurs. Fondée sur la volonté de vivre selon la nature, la morale publique d'Utopie est rigoureuse, condamnant la dissimulation, la chasse, les jeux de hasard, la polygamie et l'adultère ; le divorce par consentement mutuel est possible.
Réalité n'est pas vérité mais seulement état du moment : grand humaniste et très instruit, Thomas More était un « réaliste intransigeant », attentif à l'inacceptable. L'Utopie, satire de l'Angleterre de son temps, et affirmation du souhaitable, se conclut par un avertissement quant à la faisabilité d'une réforme allant dans ce sens : « je le souhaite plus que je ne l'espère ». Il s'agit donc, sans doute, plutôt d'une invitation à l'action, considérant certes ses difficultés inhérentes, que d'une expectative, vaine car pleine d'une espérance stérile.

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Blog de voyages et de photos, entre Corse et Chine.